Vespa et Scoot

26 février 2007

Nos bonnes adresses à Bruges

Restaurants :
Malpertuus - 't Voske - 'Eiemarkt 9 - 8000 Brugge : restaurant situé derrière le Markt donc central. Un menu à 20 € et un autre à 35 €. Sinon c'est à la carte. Jolie carte qui présente les spécialités locales : waterzooi de poulet, sole ostendaise, croquettes de crevettes. Ils ont même un site internet que l'on peut visiter ici.

Salons de thé :
Prestige -
Vlamingstraat 12-14 - 8000 Brugge : salon de thé et pâtisserie également près du Markt. Pour 5,10 € vous avez le droit à 4 mini gourmandises au choix et une boisson chaude. Autant dire que c'est vraiment abordable ! En plus c'est très bon... voyez la photo dans l'album si cela ne vous donne pas envie ?!

Chocolatiers & confiseurs : Bruges regorge de chocolatiers et il est difficile de faire son choix. Fuyons Léonidas et ses chocolats industriels exportés partout dans le monde de toutes manières et préférons :
Dumon - Eirmarkt 6 & Wallstraat 6 - 8000 Brugge : rien que que deux adresses à Bruges pour ce chocolatier recommandé par le Petit Futé, par le Guide du routard mais également par des guides anglais, américains, espagnols etc... Autant dire une enseigne à mettre du côté des Grands. Le kilo de chocolat est à 19€. Le site est .

Moeder babelutte - Wollestraat 70 & Katelijnestraat 26 - 8000 Brugge : encore deux adresses pour ce
spécialiste du nougat et surtout du babelutte, sorte de caramel au beurre. Excellent !

A voir à faire :
Le béguinage princier de la Vigne *** : un hâvre de paix dont il faut profiter du calme à certains moments de la journée. Les guides vous conseilleront très tôt le matin ou au crépuscule afin d'éviter les hordes. Nous confirmons ! Nous y sommes allés deux fois : le vendredi midi et ce fut sublime car c'était l'heure de la messe des béguines. Nous les avons écouter chanter en gréogien. Un pur moment de bonheur. Le béguinage était presque vide et on y sentait un vrai esprit de receuillement. La deuxième fois le samedi vers 16h30. Un massacre, avec des touristes - trop nombreux - qui parlaient trop fort !

Le Saint-Sang **: essayer de visiter son minuscule musée afin d'y voir les quelques tableaux des primitifs flamands et surtout la châsse du Saint-Sang. Le chapelle haute est un petit joyau haut en couleurs même s'il ne s'agit que d'une reconstruction du XIXe siècle, le Saint-Sang y est exposé les vendredi.
La crypte par contre est toute simple, art roman oblige et plus reposante.

Le Beffroi ** : 5€ par adulte pour grimper 366 marches mais avec des haltes intéressantes : la cloche Victoire qui pèse 8 tonnes et quelques, la chambre du carillonneur et enfin la terrasse panoramique située juste sous 47 cloches qui sonnent tous les 1/4 d'heure un air différent (L'hymne à le joie, Carmen...). Après un aller-retour éprouvant, vous aurez considéré avoir fait votre gymnastique pour 10 jours !

Balade sur les canaux *** : à faire quand il ne pleut pas car sinon tous les parapluies sont déployés et on ne voit rien... Dommage ! Le matin vers 10h15 est une très bonne heure, les bateaux ne sont pas toujours pleins à ras bord. On voit Bruges différemment.

Eglise Notre-Dame ** : l'architecture de cette église est plus admirable vue de l'extérieur avec sa tour de brique haute de 122 mètres ! On peut noter à l'intérieur une Vierge à l'Enfant de Michel-Ange qui fait la fierté des Brugeois. Nous n'avons pas fait le choeur avec les tombeaux de Charles le Téméraire et Marie de Bourgogne, mais cela doit être intéressant. Notez dans la nef, une statue qui porte une croix à l'envers. Si vous trouvez à quoi cette iconographie fait référence, dites-le moi ! Une photo de cette statue est dans l'album.

Le musée Groeninge ***
: le seul musée que nous avons fait. L'entrée inclut un audio-guide (mais nous ne le savions pas, dommage !). Musée à faire si vous êtes des fans des Primitifs flamands et si vous n'avez pas peur d'admirer des scènes insoutenables comme par exemple le Jugement de Cambyse de Gérard David. Et comme chaque musée se doit de posséder son joyau, sa "Joconde", celui du musée Groeninge est sans conteste La Vierge au chanoine Van der Paele de Jan Van Eyck, un véritable bijou où on peut y admirer la maîtrise du peintre dans les coloris, le rendu des matières (surtout dans le vêtement bleu de saint Donatien), les jeux de lumières, le réalisme des visages, etc...

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25 février 2007

Rome - décembre 2004

Rome a été notre tout premier voyage ensemble en décembre 2004. Nous sommes partis du lundi 13 au vendredi 17 avec les voyages de nuit, ce qui nous a permis de profiter pleinement de Rome près de 3 jours complets.

L’arrivée se fait le mardi matin avec 1 heure de retard, nous sommes arrêtés dans un bled tout moche, genre ZI... pendant 45 minutes.

Notre premier objectif est de trouver l’agence ATAC (l’équivalent de la RATP parisienne) à la Gare Roma Termini pour avoir notre carte de transports. Puis nous descendons dans le métro, d’abord à la recherche d’un plan puis du bon couloir qui mène à la bonne direction…. Deux frenchies à Rome quoi… ! Moi le métro romain me fait plutôt marrer, mais pas Scoot qui le trouve cradingue : toutes les voitures sont tagguées du toit aux roues…

Piazza Barberini : c’est la station de notre hôtel, en plein cœur de Rome, nous avons beaucoup de chance. Nous remontons la célébrissime Via Veneto et nous nous demandons bien pourquoi elle est célèbre…

Première journée : nous avons décidé de voir la ville en extérieur et de faire un petit parcours qui nous emmènerait vers le Panthéon. Donc, dans l’ordre :

Piazza di Spagna dont nous descendons les escaliers main dans la main… Le seul problème c’est qu’on fait bien touristes, limite jeunes mariés en voyage de noces et qu’on va se farcir tous les types qui veulent nous vendre des anneaux de fidélité, des roses et autres babioles ! Après avoir arpenté des petites ruelles, nous nous trouvons un petit restaurant.

Après avoir bien déjeuné, nous repartons gaillardement vers la piazza del Popolo avec ses exèdres, ses jardins suspendus et son église ; la première église que nous faisons et qui y recèle deux chefs-d’œuvre à mes yeux : 2 tableaux du Caravage que je peux photographier sans flash. Puis nous repartons vers le Panthéon ; il nous faut longer de longues rues et faire des détours… Mais avant le Panthéon, Vespa veut voir l’église San Luigi dei Francesi car il y a 3 tableaux du Caravage, dont le très célèbre La Vocation de Saint-Matthieu. Après avoir soupiré devant l’un de ses peintres favoris, Vespa est satisfaite et donne le moment de la reprise des festivités… Le Panthéon, oui oui ! Le monument se situe à quelques pas de là et nous impressionne. Le devant rappelle n’importe quel temple mais l’intérieur… une merveille ! Une coupole qui nous a fascinés, comme elle fascina les artistes de la Renaissance. Raphaël y a son tombeau. Pas de photo du Panthéon, je ne vois pas comment photographier ce superbe monument antique qui semble veiller sur la piazza della Rotonda. Nous reprenons nos jambes et nous dirigeons vers la piazza Navona. Nous sommes pris dans un mouvement de foule : il s’agit d’une manifestation syndicaliste… on essaie de s’extirper de là avec un peu de mal, mais ouf nous y parvenons, et atteignons la place tant convoitée… Et là… HORREUR ! Se dressent joyeusement sur cette sublime place des kiosques en bois remplis de merdes kitsch : c’est le marché de Noël ! D’ailleurs on n’y vend que des trucs affreux comme des chaussettes, des bonbons, des peluches, des Pikachus, des ballons en plastique, on y pratique le tir à la carabine… AU SECOURS ! Impossible d’admirer la perspective de la place et des 3 fontaines ! Photographier les fontaines sera une épreuve de gymnastique… Dégoûtés, mais contents quand même d’avoir au moins pu voir les fontaines et les sublimes architectures qui bordent la place, nous repartons, vers on ne sait trop où… Jusqu’à arriver devant le Capitole devant lequel nous posons pour faire le « J’y étais »… Nous apercevons les forums au loin, mais la nuit tombe alors nous ne nous y aventurons pas. Ce sera pour le lendemain. Finalement nous retournons sur la place du Panthéon , nous poser à une terrasse de café prendre un pot et admirer les lumières qui éclairent le monument. Nous pensons rejoindre l’hôtel, nous poser et repartir pour dîner. En chemin, nous passons devant la Fontaine Trevi dont nous tombons immédiatement amoureux malgré le monde et surtout les vendeurs de roses et des balles malaxables ignobles. Séance photos.

Le soir nous avons repris le métro pour aller dîner ; un petit resto dans le quartier pas terrible de Cavour, mais qui semblait très bien noté d’après le site de Cityvox que nous avions consulté pour prendre quelques adresses… Un divin petit resto à la cuisine familiale !

Retour à l’hôtel vers 23h, dodo…

Mercredi matin : nous avions prévu de faire la Galerie Borghèse le matin et les forums l’après-midi. A 9h00 nous partons de l’hôtel ; la Villa Borghèse n’est pas bien loin et nous permet de nous promener dans le parc avant de l’atteindre. La couleur matinale est jolie. A 9h30 nous sommes devant la Villa Borghèse qui nous enthousiasme. Je passe sur l’épisode où je me suis pris la tête avec le geôlier de service qui m’a emmerdée à cause de mon malheureux petit sac à main que je devais expressément laisser à la consigne. Résultat, Scoot s’est retrouvé avec tous nos appareils photos bien planqués dans ses poches… Le must qui a provoqué la fureur de Vespa : les visites sont limitées à 2 heures : 9-11h ou 11-13h… Quand on sait qu’on a commencé à 9h45, j’étais verte ! Me suis vite calmée en voyant les sculptures et les tableaux (surtout les Caravage… et LE Cranach, l’unique tableau de Cranach du musée, même pas en carte postale à la boutique). La sculpture qui m’a le plus surprise c’est celle représentant Pauline Borghèse Bonaparte posant seins nus de Canova. Cela avait fait scandale à l’époque… Elle est grandeur nature, mais la petitesse du personnage m’a émue.

A 11h, tout le monde dehors, on laisse entrer les nouveaux visiteurs… mouarf. Après avoir déambulé dans les jardins de la Villa, nous nous décidons à repartir.

Direction la Fontaine Trevi (notre chouchou), déambuler dans les rues du côté du Panthéon, arrêt casse-croûte infâme et zou, direction les Forums.

Le monument que Scoot tenait absolument à faire, c’était le Colisée. J’avoue que je n’étais pas bien chaude, mais bon, il faut avouer que c’est LE monument à voir à Rome. Après avoir longé les forums impériaux, nous avons aperçu la fière stature du Colisée. Hurlement de Scoot : y a d’affreuses banderoles gigantesques dessus, ça gâche le spectacle…c’est clair ! Après avoir tourné autour du tas de ruines, nous nous décidons à y entrer. Pas de queue, parfait !

Seulement nous avons été déçus par notre visite au Colisée… Perso je n’ai pas du tout vibré, Scoot non plus. OK c’est gigantesque et nous nous sentons bien minuscules, mais c’est tout… Aucun panneaux explicatifs, aucune maquette (ah si ! une toute petite…) aucun prospectus pour le prix super chérot… Bref l’ennui ou presque… C’est impressionnant c’est tout. C’est pas que je joue les nanas blasées, mais les Arènes de Nîmes m’avaient nettement plus impressionnée et plu.

Petit tour autour des forums, le Palatino vient de fermer… Sympa il est 16h à peine. C’est que les Italiens ferment tout de bonne heure, quand c’est pas 13h ou ouvert seulement 3 jours par semaine ! Et quand nous avons quitté le Colisée, les caisses étaient elles-aussi fermées. Nous étions un peu désappointés.

Nous avons repris le métro pour le quartier de la piazza di Spagna où nous nous sommes posés dans un café, afin de nous reposer, réchauffer et écrire nos cartes. Nous sommes rentrés à l’hôtel pour en ressortir après un repos mérité, afin de dîner dans le quartier de la piazza di Spagna (son avantage c’est qu’elle est tout près de notre hôtel et animée).

Jeudi matin : dernier jour à Rome, et en plus pour notre dernière journée, il fait tout gris. Les bagages sont prêts. Nous pouvons laisser nos bagages dans le hall pour les récupérer l’après-midi avant de prendre notre train.

Métro direction le Vatican. On se demande si on va rentrer dans le musée. Nous avons fait le tour du Vatican, longeant des murailles avant d’atteindre l’entrée du Musée. C’est impeccable, il n’y a aucune queue. Le prix d’entrée nous a fait déglutir et avons décidé de ne plus laisser un kopeck à l’Eglise… C’est pas qu’on n’aime pas l’Eglise, mais bon, y a des limites… Direction la Chapelle Sixtine que Vespa tient absolument à voir. Nous traversons de nombreuses galeries, passons par des pièces sublimes. Toute la puissance et la richesse de l’Eglise sont là, dans ces peintures, dans ces stucs, dans ces marbres… C’est impressionnant. Les Chambres de Raphaël me font rêver, mais il faut compter avec les autres touristes.

La Chapelle Sixtine qui me fait rêver : heuuuuuuu ?????? Le problème c’est que finalement la Sixtine, je n’en connaissais que certaines fresques vues dans les livres et donc je ne parvenais pas à me l’imaginer concrètement et architecturalement. J’ai été un peu assommée. Scoot complètement chaos. Il faut imaginer une longue pièce très large dont les murs et le plafond seraient recouverts de fresques et peintures… Indescriptible ! Il y a trop à voir. Nous avons pu nous asseoir et essayer de poser nos yeux. Dur ! Mais c’était magnifique. La Création d’Adam par Michel-Ange bien au centre de la composition au plafond mais trop haute pour nos yeux, il nous aurait fallu des jumelles.

Nous sommes parvenus à nous extirper de là, Scoot commençant à avoir mal à tête à force d’essayer de poser ses yeux sur des scènes…

Nous nous dirigeons vers la Basilique Saint-Pierre de Rome; la cour délimitée par les colonnes du Bernin nous époustoufle. En la regardant, nous nous demandons si la basilique était vraiment un lieu saint… on aurait dit un palais. Mais quand on sait qu’elle a une superficie de 22 000 m² et Notre-Dame de Paris une superficie de 5900 m², on n’est plus trop étonné… Constater que l’on peut mettre la cathédrale parisienne dans la basilique romaine, ça impressionne ! Nous rentrons dedans. Tout est clean, en marbre, majestueux, impressionnant, grandiose… C’est beau, mais cela nous touche pas tant que ça, surtout que l’accueil est déplorable et qu’on se fait traiter comme du bétail. En sortant de la basilique, nous nous apercevons qu’il pleut un peu. Les vendeurs à la sauvette qui vendaient des balles malaxables tentent cette fois de nous refiler des parapluies tous les 10 mètres. C’est assez comique.

Nous reprenons le métro pour trouver un endroit où déjeuner, dans le quartier du Panthéon. Nous passons le temps nous restant à faire quelques courses dans les petites boutiques que nous avions remarquées avant de faire une dernière église car Vespa a lu dans son guide qu’il y avait un tableau de Caravage dedans… Allons’y gaiement, direction San Agostino ; un écrin qui nous enchante. La Madone des Pèlerins me fait papillonner des cils.

L’heure arrive et là il nous faut retourner à l’hôtel pour récupérer nos bagages. Direction le métro pour rejoindre la gare. Le retour sur Paris est encore plus poétique que l’aller… On apprend à décrypter les panneaux d’affichage des horaires italiens… la touche fantaisiste c’est bien la colonne « heure prévue » avec l’horaire inscrit en orange, horaire qui correspond à celui inscrit sur nos billets et à côté la colonne « heure effective » avec les horaires en rouge qui changent régulièrement… un truc dingue ! On est partis avec 30 bonnes minutes de retard… Arrivés à Paris avec 1 heure de retard.

Le mot d’ordre c’est « on y retourne quand ? ».

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